
Les 15 et 16 avril 2026, la Belgique a participé à l’atelier ECGFF–Frontex « Advancing EU Maritime Drone Capabilities » à Varsovie.
Il est essentiel de comprendre ce qui se passe en mer afin de pouvoir réagir de manière adéquate. Les drones, sous toutes leurs formes, apportent une réelle valeur ajoutée à la connaissance de la situation maritime. Les agences européennes de contrôle des frontières (FRONTEX), de sécurité maritime (EMSA) et de contrôle des pêches (EFCA) offrent un important soutien pour tester et déployer ces systèmes.
Le débat autour des drones ne se limite pas à des aspects technologiques, mais porte avant tout sur la sécurité, l’interopérabilité et l’état de préparation. Les systèmes sans équipage sont considérés comme un complément aux moyens existants, et non comme un remplacement de l’action humaine. L’analyse coût-efficacité doit être réalisée à chaque fois ; dans cette optique, l’utilisation de drones n’est pas toujours la meilleure option.
Les drones aériens (UAV) sont aujourd’hui bien intégrés au sein de nombreuses autorités de garde côtière et ont atteint un certain niveau de maturité, même si leur intégration dans les structures de commandement et de contrôle ainsi que la réglementation nationale restent des points d’attention. Les drones sous-marins (UUV) connaissent une progression rapide, tandis que l’utilisation opérationnelle des véhicules de surface sans équipage (USV) demeure clairement en retard. Étant donné que la majorité des activités de la garde côtière se déroule en mer, cela peut sembler illogique, mais la surveillance est souvent réalisée depuis un point différent de celui où l’activité a lieu.
FRONTEX a cité comme réussite un projet pilote roumain, dans lequel des équipes sont composées de manière mixte dans le cadre d’opérations maritimes multipurpose. L’unité opérationnelle se compose en partie d’opérateurs européens de garde côtière, formés à la Coast Guard Academy, et en partie de membres détachés par les organisations nationales. La direction tactique et l’engagement des navires demeurent sous responsabilité roumaine.
Des exemples pratiques provenant notamment d’Italie, du Portugal, de la France, de la Norvège et de l’Islande ont montré que les exercices conjoints et les projets pilotes permettent d’intégrer plus rapidement et plus sûrement les nouvelles technologies dans les opérations.
La délégation belge de la Garde côtière se composait d’Olivier Huygens (Police de la navigation), de Filip Reinquin (Douanes et Accises) et d’Eefje Deweer (Garde côtière).