
Les 11 et 12 mars, la Belgique a participé à la réunion de deux jours de l’Agence européenne de contrôle des pêches (EFCA) intitulé « Mise en œuvre des opérations maritimes polyvalentes (MMO) et utilisation de technologies innovantes dans les activités de contrôle des pêches », organisé à Chioggia (Italie). Cette petite ville compte pas moins de 400 bateaux de pêche enregistrés et a réuni des partenaires de la pêche et de la sécurité autour de la coopération en mer, d’outils de contrôle innovants et d’une approche de contrôle tournée vers l’avenir.
La délégation belge était composée de Senne Vanlauwe (Service de la Pêche), Evelyn Neefs (DG Navigation) et Eefje Deweer (Administration de la Garde côtière).
L’évènement a été ouvert par des représentants de la Garde côtière italienne, de l’EFCA et de la Commission européenne, qui ont souligné l’importance des actions maritimes conjointes dans un contexte géopolitique et technologique en évolution rapide. L’EFCA a présenté un aperçu des MMO existantes notamment en mer du Nord, en mer Adriatique, en mer Baltique et en mer Noire.
La valeur ajoutée de l’approche MMO réside dans la coopération entre États membres, l’utilisation partagée de moyens tels que les navires de patrouille, les plateformes de systèmes d’aéronefs télépilotés (RPAS) et les images satellitaires, une application plus efficace des contrôles et une meilleure connaissance de la situation maritime.
Senne Vanlauwe (Service de la Pêche) a présenté la perspective belge au sein des opérations MMO et le rôle du contrôle des pêches dans ce contexte. Lors de la MMO de 2025, un RPAS a été déployé afin d’explorer les possibilités de ce type de surveillance. Il a souligné la valeur ajoutée d’un RPAS et l’importance des opérations transfrontalières. Un dossier important pour le service a été expliqué, ainsi que la contribution du RPAS dans le cadre de la MMO. La présentation a montré que le service a pu mener des inspections réussies lors des précédentes opérations MMO sur divers types de navires de pêche.
D’autres États membres ont également partagé leurs expériences : la France a souligné l’importance de l’interaction entre les équipes nationales d’inspection et les navires de patrouille opérationnels de l’EFCA. L’Italie a présenté des cas d’activités illégales liées au poulpe et aux coquillages, dans lesquels les drones, les navires de patrouille et la coopération avec, entre autres, la Guardia di Finanza (services douaniers italiens) ont joué un rôle crucial.
Le Centre satellitaire de l’Union européenne (SATCEN) a démontré comment les images satellitaires en super‑résolution sont utilisées pour l’évaluation des risques, la gestion des migrations et la préparation des opérations MMO. La Finlande a présenté le programme d’exercices européen MARSEC EU 26, axé sur la cybersécurité, les menaces hybrides et la protection des infrastructures sous‑marines critiques.